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La FRSEA Bourgogne Franche-Comté se mobilise sur la sécheresse depuis le début du mois de juillet, pour alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation

6 août 2026

Combien de temps, combien de temps encore

Des jours, des semaines, des mois pour que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure de la catastrophe agricole

qui se déroule sous leurs yeux ?

Depuis le début du mois de juillet, nous alertons les pouvoirs publics et les décideurs régionaux face à ces canicules d’une intensité inédite.

Aujourd’hui, les faits sont incontestables.

  • Juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France.
  • La température moyenne a dépassé les normales de +3,8 °C.
  • Les températures ont localement franchi les 40 °C.
  • Le déficit de précipitations atteint près de 50 % dans certains secteurs.
  • Les épisodes de canicule se succèdent depuis plusieurs semaines.

Dans les exploitations, les éleveurs nourrissent leurs animaux avec leurs stocks d’hiver depuis bientôt deux mois. Chaque semaine qui passe réduit un peu plus les réserves et hypothèque les prochains mois.

Une catastrophe économique est en marche

Les conséquences sont désormais visibles partout en Bourgogne-Franche-Comté.

Les prairies sont brûlées, les rendements fourragers s’effondrent, la production laitière recule, les récoltes des cultures de printemps sont très faibles, les productions légumières et fruitières sèchent sur place, les vendanges s’annoncent fortement dégradées dans plusieurs secteurs et la mortalité animale progresse sous l’effet du stress thermique et des risques sanitaires.

À cette crise climatique s’ajoute une crise économique.

Alors que la baisse des volumes devrait soutenir les marchés, les prix de la viande, du lait et des céréales restent insuffisants pour couvrir les coûts de production. Les agriculteurs produisent moins, mais continuent de vendre à des prix qui ne leur permettent plus de vivre de leur travail.

L’heure n’est plus aux constats mais aux décisions

Les agriculteurs n’attendent plus des déclarations de principe. Ils attendent des décisions.

Nous demandons la mise en œuvre rapide d’un plan d’urgence comprenant notamment :

  • une année blanche pour les exploitations les plus fragilisées ;
  • un accompagnement exceptionnel pour sécuriser l’alimentation des troupeaux ;
  • une mobilisation de tous les dispositifs d’aide disponibles ;
  • l’accélération des investissements permettant le stockage de l’eau et des fourrages afin d’adapter durablement notre agriculture aux nouvelles réalités climatiques.

Chaque semaine perdue aggravera les difficultés économiques des exploitations.

Il en va de l’avenir de milliers d’agriculteurs, mais aussi de notre capacité collective à produire une alimentation française de qualité.

Notre souveraineté alimentaire ne se décrète pas. Elle se construit. Et elle se défend aujourd’hui.

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