La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détectée en France, pour la première fois, le 29 juin 2025 en Savoie. Cette maladie virale fortement préjudiciable à la santé des bovins (allant potentiellement jusqu’au décès) conduit à des pertes de production importantes du cheptel infecté. La DNC n’est pas transmissible à l’Homme, ni par contact avec des bovins infectés, ni par la consommation de produits issus de bovins contaminés, ni par piqûres d’insectes vecteurs.
Depuis le 08 septembre 2025, la région Bourgogne-Franche-Comté est impactée par la DNC, d’abord par le foyer de l’Ain dont les contours de la zone de protection débordaient en BFC, puis par plusieurs foyers survenus dans les départements du Jura et du Doubs. Ces impacts se sont notamment manifestés pour les éleveurs concernés par les différentes zones mises en place autour des foyers, par des restrictions de mouvement des animaux : tous les mouvements des bovins à des fins d’élevage et d’engraissement à partir ou à destination des zones réglementées sont interdits sauf rares dérogations.
Ces restrictions se sont traduites par des coûts supplémentaires de conservation des jeunes animaux sur l’exploitation ou des difficultés de commercialisation.
Dans ce contexte, un fonds d’urgence visant à soutenir la trésorerie des exploitations les plus fragilisées par la diffusion de la dermatose nodulaire contagieuse bovine a été annoncé, le 19 décembre dernier, par Mme Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire.
Cette aide s’adresse aux exploitations professionnelles d’élevage de bovins n’ayant pas été directement foyers de la DNC (les élevages foyers bénéficiant d’une indemnisation spécifique) et remplissant les conditions suivantes :
Enfin, pourront bénéficier de la mesure :
L’enveloppe disponible pour la région Bourgogne-Franche-Comté est de 2,5 millions d’euros. Ce montant est susceptible d’être réévalué à la hausse suite aux annonces du Gouvernement du doublement du montant national.
L’aide prendra la forme d’un forfait établi en fonction du nombre de bovins détenus et ne pouvant être commercialisés du fait des restrictions de mouvements. Plusieurs forfaits seront proposés en fonction de l’intensité de l’impact des restrictions.
Le montant des forfaits sera calculé à l’issue du dépôt de tous les dossiers. A titre indicatif, il sera compris entre 1 000 et 3 000 € par exploitation et ne pourra dépasser le montant maximal de 4 500 €. Une majoration sera accordée aux nouveaux agriculteurs installés depuis moins de 5 ans, dans la limite du plafond par exploitation.
Les entreprises faisant l’objet d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire doivent disposer d’un plan arrêté par le tribunal de Commerce au moment du paiement pour bénéficier de la mesure d’aide
L’aide sera versée dans le cadre du règlement « de minimis agricole » prévoyant notamment que les aides accordées ne doivent pas excéder un plafond de 50 000 € sur les trois derniers exercices fiscaux glissants (avec application de la transparence GAEC permettant de relever ce plafond pour les GAEC totaux).
En cas de dépassement de l’enveloppe totale prévue pour ce dispositif, un stabilisateur budgétaire sera appliqué à l’ensemble des demandes d’aide.
Dépôt des demandes d’aides jusqu’au 15 février 2026 à 23h59
SUR : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/ddt-bfc-fonds-d-urgence-exploitations-fragilisees-
Contact à la direction départementale des territoires (DDT) de votre département
Service économie agricole (SEA)